De l’eau la nuit

Tournée musicale à vélo

du 14 au 30 septembre 2020 autour des Vallées de l’Isère, du Rhône et de la Drôme

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Le duo de l’eau la nuit, réunissant Yves Arques et Gabriel Lemaire depuis 2012,
se lance dans une tournée musicale à vélo autour de la vallée du Rhône.

Ces deux amis explorent le son.
Ils cherchent à en extraire une essence, une beauté fragile ou étrange,
un silence.
La musique devient un lieu de connexion à soi et à l’autre,
une expérience méditative.

Un salon, un jardin, une forêt, une église sont autant d’espaces propices au
partage de la musique du duo.
L’écoute peut se faire assis ou allongé, dans l’herbe ou sur un tapis, au lever
du jour, au milieu de la nuit, au soleil de midi.

Tourner à vélo, c’est choisir de prendre le temps.
Prendre le temps de voyager, de rencontrer et de partager. C’est sortir des
sentiers battus, tout en respectant la Terre.

Yves ARQUES objets, percussions, piano*                    /                    saxophone, clarinette Gabriel LEMAIRE

*si présent sur place

De l’eau la nuit

Premier album sorti en février 2015 sur la Tricollection et disponible ici

« De l’eau, la nuit…

L’eau qui se tait, ou s’exprime. La pluie sur l’eau étale. Clapotements, bulles, flux et reflux. Gouttelettes et leurs ondes. Vagues à lames. Courants et perles, de la source à l’océan.

Et la nuit, qui porte ces sons.

Je ne sais plus trop finalement si ce disque est beau parce qu’il est triste ou s’il irradie parce qu’il est sombre. Alors, pour ne pas trop me tromper, j’évoque.

J’évoque ces souffles, très présents, qui parfois se timbrent pour laisser émerger des mélodies de lune. Ces cris qui déchirent le silence et ces sons qui naviguent, dans une fausse anarchie, d’une octave à l’autre pour libérer quelques harmoniques, quelques notes vibrantes. Ces sons magnifiques essaimés d’un geste retenu pour ne pas les gâcher par l’abondance.

J’évoque ces accords, suspendus et diaphanes, qui fendent l’espace en rayons obliques. Ces bruits étrangers, de métaux contre les cordes ou de bois contre le coffre, ce piano vu de haut, envisagé comme un tout.

J’évoque ces conversations, intimes et ouvertes, au long desquelles deux musiciens font fi de la brillance et lui préfèrent le risque, débarrassent leurs échanges des matières superflues pour mieux en révéler la hauteur.

Il y aurait tant à dire mais cela aboutirait à si peu de vérités… Peut-être faut-il à un moment s’effacer, non par manque d’intérêt, mais par respect pour une musique, aussi belle qu’exigeante, qui peut s’enorgueillir, à force de libertés, de ne pas se laisser facilement croquer.

Ces précieux instants musicaux sont présentés dans un écrin de carton, une pochette avec quatre battants, maintenus par un ruban, qui renferme le disque et deux feuillets de papier granuleux et odorant. Tout cela est d’une intrigante beauté. »

Olivier Acosta, Mozaic Jazz